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Chomage keynésien

Keynésien

Ses travaux lui doivent une notoriété internationale et inspirent les systèmes économiques dès la fin de la seconde guerre mondiale. Ils sont notamment basés sur l’importance du rôle des états et des gouvernements dans la relance économique. En ce qui concerne le marché du travail, il développe la pensée selon laquelle l’offre dépend essentiellement de la demande.

Le chômage keynésien démontre que le chômage est une période totalement involontaire et que le plein emploi reste une utopie économique si l’état ne s’implique pas dans la cause. Il s’agit alors de décortiquer les raisons internes du chômage.

Tous les paramètres qui mènent au chômage doivent être considérés pour avoir une analyse cohérente de la situation. Capacités, force de travail, qualifications, adaptation, motivations des travailleurs en sont des critères fondamentaux, mais pas seulement. Du côté des entreprises, des organismes publics ou privés, pour comprendre le problème récurrent du chômage il faut également posséder des données sur la technique, la technologie, les équipements disponibles, les progrès à entreprendre, la concurrence, mais également les priorités de consommation des ménages. Quels sont les biens, les services, les prestations les plus indispensables, les besoins existants ou émergeants ? Quel est le rapport à la consommation, à la monnaie, aux investissements ? Comment tous ses facteurs interagissent-il entre eux ?

Keynes démontre alors qu’en ayant une parfaite maîtrise ou connaissance de ces phénomènes, l’état est en mesure d’envisager une restructuration de son économie. Si le chômage affecte un grand nombre de personnes c’est que la demande est trop faible et que les pouvoirs publics doivent la stimuler pour l’accroître. Le marché du travail n’a pas les moyens de s’autoréguler et le pouvoir d’achat diminue. Les entreprises produisent moins, les salariés gagnent moins ou acceptent des emplois sous payés pour ne pas se retrouver au chômage. Mais selon Keynes la raison de l’augmentation du chômage ne se résume pas à ceci. Les revenus des salariés ne sont pas forcément transformés en dépenses. Ce qui crée le déséquilibre. Les entrepreneurs devraient, au contraire, anticiper la demande et être capables de prévoir leurs ventes pour distribuer ensuite les produits ou prestations. Il s’ensuivrait également des emplois appropriés de manière à ce que la masse des salariés puisse à son tour consommer convenablement et écouler l’ensemble de la production. L’implication des unités de fabrication, des industriels, des entrepreneurs est essentielle dans la théorie de Keynes. Comme la tâche est rude, les firmes doivent être aidées dans leur démarche par l’action des gouvernements pour relancer la demande et soutenir l’activité économique du pays. Pour arriver à contrôler et comprendre le fonctionnement et la progression du chômage, il faut donc ne négliger aucun paramètre ni intervenant, et ne faire aucune erreur d’appréciation quant à ses causes et ses conséquences.

C’est ainsi que la théorie de Keynes s’oppose aux classiques, qui soutiennent que la présence du chômage dans une économie est due au fait que malgré la demande existante, les entreprises préfèrent réduire leurs coûts pour une plus grande productivité, c'est-à-dire diminuer les embauches pour fabriquer plus et par conséquent vendre plus, avec des charges moindres et de bénéfices plus importants.

Le chômage constaté s’avère être en général un mélange de ces deux conceptions, certains accusant le dysfonctionnement du marché et d’autres l’insuffisance de la demande. Juguler ces problématiques reste d’actualité et constitue un challenge pour l’avenir.

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