Les grandes familles
Les types de chômage permettent de comprendre pourquoi une personne ou un groupe se retrouve sans emploi. Les catégories les plus utilisées sont le chômage frictionnel, structurel, conjoncturel, saisonnier, technologique et keynésien.
Ces catégories ne sont pas toujours exclusives. Une crise économique peut produire du chômage conjoncturel tout en révélant un chômage structurel dans certains secteurs.
Chômage frictionnel
Le chômage frictionnel correspond au délai normal de transition entre deux emplois, entre la fin d’une formation et le premier poste, ou entre deux contrats. Il existe même dans une économie dynamique.
Il se réduit surtout par l’information, la mobilité, l’accompagnement et la rapidité de mise en relation entre candidats et employeurs.
Chômage structurel
Le chômage structurel vient d’un désajustement durable : compétences insuffisantes ou inadaptées, mutation sectorielle, éloignement géographique, difficultés de mobilité, organisation du marché du travail ou transformations industrielles.
Il demande souvent des réponses plus longues : formation, reconversion, politique territoriale, investissement, accompagnement ciblé.
Chômage conjoncturel et keynésien
Le chômage conjoncturel suit le cycle économique : quand l’activité ralentit, les entreprises recrutent moins ou réduisent leurs effectifs. Le chômage keynésien insiste plus spécifiquement sur l’insuffisance de la demande globale.
Ces formes de chômage se traitent généralement par le soutien à l’activité, la demande, l’investissement et la stabilisation macroéconomique.
Chômage saisonnier et technologique
Le chômage saisonnier dépend du calendrier économique : tourisme, agriculture, événements, restauration ou loisirs. Le chômage technologique dépend des innovations qui modifient les tâches ou remplacent certaines activités humaines.
Ces deux formes obligent à anticiper : calendrier de revenus, polyvalence, formation, mobilité et adaptation des compétences.

